Murat, directeur de magasin à La Plateforme du Bâtiment, une enseigne de Saint-Gobain

Murat travaille à La Plateforme du Bâtiment depuis 2005. Entré comme chef de groupe, il a occupé de nombreux postes et participé à plusieurs transformations de magasins avant de devenir directeur adjoint, puis directeur. Après une première direction à Paris Stalingrad, il prend en 2025 la direction du magasin de Bonneuil en région parisienne.
La Plateforme du Bâtiment, l’enseigne de matériaux pour les professionnels du bâtiment, est aussi l’entreprise dans laquelle il a construit l’essentiel de son parcours professionnel.
Un parcours fait d’opportunités, de remises en question, d’apprentissage et surtout, d’une envie intacte d’avancer avec les autres.
Pour Murat, c’est juste une histoire d’envie.
Prendre le temps de grandir
Lorsque Murat rejoint La Plateforme du Bâtiment en 2005, il vient de la distribution alimentaire.
Quick, Paul, Picard… Il a déjà occupé différents postes et connaît le management et le commerce. Mais lorsqu’il découvre pour la première fois l’univers de La Plateforme du Bâtiment, il se demande ce qu’il fait là.
Très vite, l’accueil qu’il reçoit change son regard.
Il découvre une culture fondée sur le respect, l’accompagnement et la possibilité de poser des questions sans craindre d’être jugé.
« Il n’y a pas de questions bêtes, on peut poser n’importe quelle question deux, trois, quatre fois. »
Quelques années plus tard, Murat souhaite devenir directeur adjoint.
Mais on lui dit qu’il n’est pas encore prêt.
Il choisit alors de quitter le Groupe pour saisir une opportunité dans la distribution alimentaire. Une expérience qui durera jusqu’en 2016, année où un ancien collègue lui propose de revenir à La Plateforme du Bâtiment.
Cette fois, Murat revient avec un autre état d’esprit.
Écouter pour progresser
Lorsqu’il repense à son parcours, Murat ne parle pas seulement de promotion ou de responsabilités.
Il parle surtout de patience et d’écoute.
« Avec de la patience et l’écoute des conseils des uns et des autres, j’ai pu progresser et avancer. »
À son retour en 2016, il se donne cinq ans pour évoluer.
Il s’appuie sur ce qu’on lui a dit quelques années auparavant, sur les formations et sur l’accompagnement dont il bénéficie.
En 2021, il devient directeur adjoint.
Puis vient son premier poste de directeur, à Paris Stalingrad. Une expérience qu’il décrit comme particulièrement forte, avec un objectif très humain : redonner de la dynamique aux équipes et du sens au métier.
En mars 2025, il prend la direction du magasin de Bonneuil en région parisienne.
« Je suis fier d’être directeur aujourd’hui à la Plateforme du Bâtiment, au sein du groupe Saint-Gobain. Je n’ai pas de bac. Je n’ai pas de diplôme, mais il y a cette confiance qui fait que ça m’anime tous les jours. »
Faire avancer le collectif
Ce qui motive Murat chaque matin ? Le challenge.
Faire avancer son magasin, trouver de nouvelles idées, essayer, recommencer et surtout embarquer les équipes.
« Moi ce que j’aime, c’est le terrain avec les équipes. Et se challenger constamment : qu’est-ce qu’on fait pour faire mieux que les concurrents ?”
Cette proximité avec le terrain est au cœur de sa façon de manager.
Murat ne se voit pas comme celui qui détient toutes les réponses. Il veut créer une dynamique dans laquelle chacun peut prendre sa place et contribuer.
Et lorsqu’il parle de son comité magasin, composé de trois femmes et quatre hommes parmi ses chefs de groupe, c’est avant tout le mot collectif qui revient.
« Il y a vraiment un collectif sans jugement de valeur. »
La diversité comme une évidence
Depuis 2005, Murat a vu évoluer la mixité au sein de La Plateforme du Bâtiment.
Il a notamment vu davantage de femmes accéder progressivement à différents postes en commerce ou en logistique.
Dans son magasin, cette diversité fait partie du quotidien.
Des femmes et des hommes, des origines, des cultures et des parcours différents travaillent ensemble.
Pour Murat, cette diversité apporte aussi quelque chose dans la relation avec les clients.
« Les clients s’identifient à nous. Ils voient qu’il y a toute une mixité. »
Cette diversité des profils facilite selon lui les échanges et permet à chacun de se retrouver dans les équipes qu’il rencontre.
Mais ce qu’il retient surtout, c’est la manière dont elle est vécue.
« Ici, chez nous, ça se fait naturellement. »
Des femmes qui font bouger les lignes
Murat observe aussi très concrètement ce que l’arrivée de femmes apporte aux équipes.
Aujourd’hui, trois femmes font partie de son comité de direction du magasin.
Il évoque notamment l’une de ses chefs de groupe, responsable du secteur électricité. Son engagement, ses initiatives et ses résultats créent une dynamique qui entraîne aussi le reste de l’équipe.
« Ça apporte un autre regard. »
Pour lui, faire progresser la mixité dans les métiers de la Distribution de Saint-Gobain ne relève donc pas uniquement d’un objectif.
C’est aussi une manière d’enrichir les équipes, de confronter les façons de faire et de créer une dynamique collective.
Et lorsqu’on lui demande s’il faudrait encore davantage de femmes, sa réponse est immédiate : « Je pense qu’il en faudrait plus. »
Recruter l’envie avant l’expérience
Cette philosophie se retrouve dans la manière dont Murat constitue ses équipes.
Il ne cherche pas nécessairement le CV le plus expérimenté.
Ce qu’il regarde d’abord, c’est l’envie : « Quel que soit le profil, je vais regarder l’engagement qu’il va donner et l’envie de vouloir faire bouger les choses. »
Il s’intéresse aussi à la manière dont une personne pourra trouver sa place dans le collectif.
Et si le fonctionnement n’est pas immédiatement évident, il préfère se demander comment chacun peut s’adapter plutôt que d’écarter un profil différent.
« Même si ça ne matche pas spontanément, comment on va s’adapter pour que ça puisse bien matcher et que la personne puisse être le mieux intégrée ? »
Une manière de recruter qui fait écho à son propre parcours : les compétences s’acquièrent, à condition d’avoir envie d’apprendre et d’avancer.
« Viens et fais-toi ta propre idée »
À une femme qui hésiterait encore à rejoindre les métiers de la distribution de matériaux de construction, Murat ne ferait pas un long discours.
Il lui proposerait simplement de venir voir.
De rencontrer les équipes.
De passer du temps avec les chefs de groupe.
De découvrir la réalité du terrain.
« Viens et fais-toi ta propre idée”
Parce qu’au-delà des représentations que l’on peut avoir de ces métiers, il est convaincu que les femmes peuvent pleinement y trouver leur place.
Juste une histoire d’envie
Après plus de vingt ans de parcours avec La Plateforme du Bâtiment, entrecoupés de deux années à l’extérieur du Groupe, Murat sait précisément ce qu’il souhaite que l’on retienne de son histoire.
L’envie de bien faire.
L’envie de s’engager.
L’envie d’avancer ensemble.
« Je veux qu’ils retiennent l’envie de bien faire, l’envie de s’engager et l’envie d’avancer avec tout le monde, tous ensemble. »
Et derrière cette envie, il y a une conviction qui résume peut-être encore mieux sa façon de manager : le directeur n’est rien sans son équipe.
Lorsqu’un directeur régional visite son magasin, Murat préfère laisser ses collaborateurs raconter eux-mêmes leur secteur, leurs réussites et leurs projets.
« Ce n’est pas moi la star. Les stars, ce sont les managers, ce sont les équipes. »
Pour Murat, c’est juste une histoire d’envie.